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Le chiavi di casa de Gianni Amelio
Production
Rai Cinema / Achab Film / Pola Pandora Film Produktion / Arena Films
Arte France Cinéma / Bavaria Film / ZDF/Arte / Arte, Bayerischer Rudfunk
Michael Schwarz / Gianfranco Barbagello
Scénario
Gianni Amelio / Sandro Petraglia / Stefano Rulli
d'après le roman de Giuseppe Pontiggia
Directeur de la photographie : Luca Bigazzi
Musique : Franco Piersanti
Son : Alessandro Zanon / Domenico Granata
Décors : Giancarlo Basili
Costumes : Piero Tosi / Cristina Francioni
Montage : Simona Paggi
Casting
Kim Rossi Stuart : Gianni
Charlotte Rampling : Nicole
Andre Rossi : Paolo
Pierfrancesco Favino : Alberto
Alla Faerovich : Nadine
Manuel Katzy : le chauffeur de taxi
Michael Weiss : Andreas
(...)
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D'un regard l'autre
Une sélection d'extraits des critiques de ce film parues dans les principaux quotidiens, périodiques et revues de cinéma francophones. Ces extraits sont présentés suivant l'ordre alphabétique des patronymes. Ils sont accompagnés de leur référence afin de permettre au lecteur de se reporter à l'intégralité du texte. Tous droits réservés des auteurs cités.
Jean A. Gili : " (...) Un père italien conduit son fils handicapé dans un hôpital à Berlin pour y recevoir des soins. L'adolescent a été élevé par son oncle et sa tante. Le père n'a jamais voulu voir son fils car, à la naissance, la mère est morte (...). Au début du film, l'enfant, désormais un adolescent de quinze ans, même s'il en paraît moins, est confié à son père qui, pour la première fois, doit l'amener en Allemagne pour suivre un traitement de rééducation. Il s'agit pour les deux hommes de se découvrir et de tenter de construire un rapport père-fils jusque-là totalement inexistant (...). Le film insiste sur la notion du handicap comme différence qui marginalise, qui isole, qui rejette. Amelio souligne discrètement les efforts faits pour s'intégrer (...). Les Clefs de la maison est une oeuvre grave, un film émotionnel qui interroge, au-delà du handicap, la question de la filiation naturelle ou construite à partir d'un terrain vierge. Amelio, avec la sensibilité qui le caractérise, filme une relation qui se construit devant nous. Il décrit le passage de la méfiance à la complicité pour arriver à la fusion et à la naissance d'un lien qui, au-delà du sang, concerne les affects et les relations librement nouées". (Positif, n° 523)
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Pierre Léon : " (...) Quelque chose ne va pas dans l'histoire des Clefs de la maison, linéairement dramatique, assez ferme dans sa tenue, jamais bousculée par un découpage qui se ferait - ô horreur ! - voir : le rapport du père à l'enfant handicapé échappe par essence à une possible justesse, et c'est dans les ruptures que peut surgir du neuf; ici, ces ruptures sont scénaristiquement attendues. Les plans sont graves et précautionneux pour les corps et les visages (ceux du père, du fils, de l'amie), il y a même quelque chose qui passe de l'inquiétude permanente et maladroite du père qui vient de faire la connaissance de son fils malade. Mais tout ça ne suffit pas à faire des trous (pour mieux voir les bosses), le film est presque trop honnête, trop pudique, pour ne pas tomber dans le travers de la modestie. Et un art modeste est aussi absurde qu'un esclave orgueilleux". (in L'ordre du jour, Trafic, n° 53, p. 5 et s.)
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Andrée Tournès : " (...) Le premier élément qui peut tenir à distance ce grand public visé, c'est que le personnage du garçon à problèmes, l'infirme, est joué par un handicapé, Andrea Rossi et qu'une grande partie du film se passe dans le secteur des débiles mentaux, des vieux solitaires, des paraplégiques (...). Le scénario a été écrit par Stephano, père lui-même d'un garçon handicapé, qui a osé se mettre en scène avec son fils pour donner à voir cette relation difficile, ses difficultés, ses échecs et ses erreurs. Cet aspect du film évite tout voyeurisme: le plaisir d'Andrea, sa jubilation à dominer son personnage est manifeste: il a un jeu distancié, malin et porte son personnage en vrai professionnel, avec quelques mouvements d'yeux. L'autre risque, c'est l'extrême rigueur de la réalisation. Tout le début joue sur des gros plans de visages, celui de Kim Rossi-Stuart, émacié, triste, las, sans séduction: une émotion intense naît quand apparaissent les premiers signes avant-coureurs d'une entente. Quand Gianni explore les couloirs du rapide qui mène Paolo à Berlin, on se retrouve dans La Fin du jeu, premier film d'Amelio. L'image était alors, toute hors sujet, un jeu de lignes, de reflets, de perspectives. Ici, c'est un couloir aux portes fermées, et le père ne sait pas laquelle ouvrir. Ce peut être une métonymie qui annonce les silences, les gestes, les regards qui prétendent à une connivence". (...). (Jeune cinéma, n° 291)
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A lire également
- Le dossier consacré à Gianni Amelio et paru dans le numéro 292 de la revue Jeune cinéma
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