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Ladykillers de Joel et Ethan Coen
Production
Touchstone Picture
Ethan Coen / Tom Jacobson / Barry Sonnenfeld / Barry Josephson
Scénario
Jouel et Ethan Coen, d'après le scénario de Reginald Rose
Directeur de la photographie : Roger Deakins
Musique : Carter Burwell
Décors : Dennis Gassner
Costumes : Mary Zophres
Montage : Roderick Jatynes
Casting
Tom Hanks : Pr Goldthwait Higginson Dorr
Irma P. Hall : Mrs Munson
Marlon Wayans : Gawain
J.K. Simmons : Garth Pancake
Tzi Ma : le Général
Ryan Hurst : Lump
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D'un regard l'autre
Une sélection d'extraits des critiques de ce film parues dans les principaux quotidiens, périodiques et revues de cinéma francophones. Ces extraits sont présentés suivant l'ordre alphabétique des patronymes. Ils sont accompagnés de leur référence afin de permettre au lecteur de se reporter à l'intégralité du texte. Tous droits réservés des auteurs cités.
Jean-Pierre Coursodon : " (...) Pourquoi refaire un chef-d'oeuvre de la comédie britannique des années 50 ? Et pourquoi diable s'adresser pour ce remake aux frères Coen, spécialistes de scénarios originaux et dont l'inspiration comique semble a priori fort éloignée des Ealing comedies de jadis ? On aurait tort. The Ladykillers d'Alexander Mackendrick n'est pas une Ealing comedy comme les autres et le style fantasmagorique du film révèle, à la révision, des affinités imprévues avec l'approche coennienne (...). La richesse de l'invention visuelle et verbale compense largement l'impression de joyeux fouillis (après tout un beau désordre peut être un effet de l'art). Le film pourrait même être cité comme modèle d'adaptation et de transposition. Très personnel, il respecte pourtant l'esprit de l'original dont il reprend beaucoup plus d'éléments que ne pourrait le croire un spectateur qui n'a pas vu ou a oublié le modèle (...). Tout le film semble être placé sous le signe de l'hétéroclite". (...) (Positif, n° 520, juin 2004)
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Nadine Guérin : " (...) The Ladykillers n'est pas seulement, comme l'original, une comédie noire, elle orchestre sous le regard facétieux de Joel et Ethan Coen, une farce ciselée, joyeuse et macabre à la fois, transposée dans le sud des Etats-Unis (...). L'ironie mordante des frères Coen n'épargne pas leur chef, un professeur désuet et calculateur, moins à l'aise dans l'action qu'en rhétorique. Face à lui, la redoutable Mrs Munson, en veuve baptiste, s'avère moins inoffensive qu'il pouvait le croire. En déjouant le stratagème - les malfrats sont censés être des musiciens de la Renaissance qui répètent - elle met à mal le déroulement du braquage. Fausses apparences, pistes brouillées? Situations décalées, The Ladykillers chahute le burlesque, faisant d'un film mineur une comédie efficace. Son rythme enlevé, sa bande originale mêlant gospel, hip hop et musique de chambre baroque ajoutent à la dimension atemporelle et fantasmatique du film". (...) (Jeune cinéma, n° 290, été 2004)
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Rubrique Cinéma du quotidien Le Monde : " (...) Ce n'est un secret pour personne, les frères Coen aiment les idiots. Pas les idiots grandioses à la Dostoïevski mais les vrais benêts dont la stupidité paraît insondable (...). Tom Hanks, déchaîné, revisite le rôle de pasteur maléfique que campait Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur. A sa verve onctueuse, répondent le parler rythmé de Gawain et les sermons de Mrs Munson. Car revu et corrigé par les frères Coen, The Ladykillers se déroule dans le Mississippi, parfait microcosme de l'Amérique contemporaine. D'un côté, Mrs Munson l'évangéliste, sa foi littérale dans les textes religieux, sa piété acharnée. De l'autre, le Professeur, sa soif d'argent et sa stratégie militaire pour rafler la mise. De part et d'autre on assiste au déploiement d'une rhétorique élaborée qui donne aux intentions les moins avouables un vernis de moralité" (...). (Le Monde, 31 mars 2004)
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Vincent Malausa : " (...) Entre paresse et crispation, les brothers s'en remettent presque exclusivement à l'interprétation de Tom Hanks, homme de lettres vicieux et cabotin. Mauvais de bout en bout, comme l'est aussi le ludisme blasé de la mise en scène lorsqu'elle s'oublie dans tant de confiance en ses effets, déroulant sa petite mécanique avec une arrogance résignée : perfection des cadrages, aplanissement des angles, fluidité m'as-tu-vu des enchaînements. Archétype en somme d'un cinéma en kit où seules importent la performance froide et sa résolution (...) (Cahiers du cinéma, n° 591, juin 2004)
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A lire également
- L'entretien de Joel et Ethan Coen par Michel Ciment, paru dans le numéro 520 (juin 2004) de la revue Positif
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