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Cantando dietro i paraventi d'Ermanno Olmi
Production
Cinema Undici / Rai Cinema (Roma) / Pierre Grise Productions / France 2 Cinéma
Luigi Musini / Tom Rosenberg / Alessandro Callosci
Scénario
Ermanno Olmi
Directeur de la photographie : Fabio Olmi
Musique : Han Yong
Son : Doug Cooper / Robert Farr
Décors : Luigi Marchione
Costumes : Francesca Sartori
Montage : Paolo Cottignola
Casting
Bud Spencer : le vieux capitaine
Jun Ichikawa : la veuve Ching
Sally Ming Zeo Ni : la confidente
Camillo Grassi : Bosco
Makoto Kobayashi : l'amiral Ching
Xiang Yang Li : l'amiral Kwo Lang
Sultan Temir Omarov : l'amiral Thin Kwei
Bellino Zheng : le jeune Guiady
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D'un regard l'autre
Une sélection d'extraits des critiques de ce film parues dans les principaux quotidiens, périodiques et revues de cinéma francophones. Ces extraits sont présentés suivant l'ordre alphabétique des patronymes. Ils sont accompagnés de leur référence afin de permettre au lecteur de se reporter à l'intégralité du texte. Tous droits réservés des auteurs cités.
Florence Colombani : " (...) En chantant derrière les paravents est une légende orientale dont le grand cinéaste italien nour régale en guise de conte de Noël, un superbe film d'aventures qui contient, en creux, une méditation recueillie sur la mort et son acceptation, une oeuvre qui allie la plus grande rigueur à une fantaisie exquise (...). Olmi nous promène de la représentation théâtrale aux décors naturels avec un naturel confondant (...). La scène de théâtre est une plaque tournante entre deux réalités; pour peu qu'il soit assez attentif, emporté par le souffle épique, la balle tirée dans la légende peut manquer de tuer le simple spectateur. Passe alors, comme un navire fantôme, le souvenir de grands films de Fellini (...). En chantant derrière les paravents est le film d'un monde rêvé où pour envoyer ses menaces de mort à sa future victime l'empereur lui adresse une nuée de cerfs-volants colorés. C'est bien de la mort, de comment l'affronter qu'il est surtout question dans ce film d'un cinéaste octogénaire (...). (Le Monde, 15 décembre 2004)
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Jean A. Gili : " (...) En chantant derrière les paravents prolonge la réflexion sur l'enchaînement qui conduit le mal à sécréter le mal. Le spiritualiste Olmi se plait à imaginer qu'à un moment les messages de paix peuvent l'emporter et qu'il devient possible de mettre un terme aux combats, de faire en sorte que la clémence l'emporte sur l'extermination des vaincus. Pour éviter d'être insistant ou d'avoir l'air de délivrer un message trop évident ou trop attendu, Olmi choisit de s'exprimer de manière indirecte, adoptant le registre de la fable (...). Dans sa mise en scène, Olmi joue des éléments réalistes et des ressources de l'artifice. Il construit un espace clos, une scène en forme de pont de navire, où prennent forme les images du passé objet de la narration (...). Toute la subtilité du film est dans cet emboîtement du récit et du commentaire, dans cette façon de présenter une histoire qui renvoie à la contemporanéité de la représentation théâtrale et, indirectement, de la projection cinématographique. Le commentaire sur la violence devient alors une donnée du vécu du spectateur" (...). Avec une faconde de baroudeur philosophe, le patriarche retrouve une nouvelle énergie et porte un message de paix aux résonances prophétiques". (...) (Positif, n° 527, janvier 2005)
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Pierre Murat : " (...) On vogue en plein irréalisme (...). L'empereur s'exprime en paraboles et en métaphores. Du va-et-vient constant entre le carton-pâte et le réalisme (les fleuves chinois sont reconstitués sur un lac du Monténégro) naît une étrange fascination. On songe à Jean Renoir, à son "petit théâtre" où l'artifice créait la vie, où l'illusion devenait source de vérité. Olmi a toujours aimé les marginaux, les exclus. Il peint ses pirates avec la même tendresse que le clochard magnifique de La Légende du Saint-Buveur (...). Le film est un hymne à la sagesse de quelques hommes - en l'occurrence une femme - courageux au point de préférer la reddition à la mort. Utopiste sans illusions, Ermanno Olmi espère, sans y croire, la venue d'un temps où "les hommes vendront leurs épées pour labourer la terre, où les voix des femmes égaieront les jours en chantant derrière les paravents". (Télérama, 15 décembre 2004)
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Olivier Séguret : " (...) Plastiquement, En chantant derrière les paravents est une splendeur qui fait tenir dans un kaléidoscope lyrique une histoire unique décrite sur deux niveaux : sur la scène d'un cabaret chinois où l'on nous conte la stupéfiante histoire de la célèbre veuve Ching, mythique flibustière des mers de Chine, et aussi dans cette Chine du XIX ème siècle où le récit tout à trac se transporte (...). Ceux qui gardent un souvenir ébloui des films d'Oliveira (...) pourront user de cette familiarité pour n'être pas tout à fait enivrés par l'enchâssement de poésie et de couleurs, de précision historique et d'histoire réinterprétée, de musicalité et de luxuriance où baigne cette fable intense sur l'amour, le châtiment, le pouvoir et le pardon (...). En chantant derrière les paravents donne le sentiment d'une maîtrise joyeuse, amusée et presque alchimiste, où un sage dompteur fait cracher mille enchantements optiques au dragon cinéma (...). Olmi a incrusté dans le motif de son film le message pacifiste têtu et christique qui lui sert de passeport depuis des lustres, jouant parfois contre lui". (...) (Libération, 15 décembre 2004)
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Andrée Tournès : " (...) Le film est tiré d'un opéra chinois situé en 1800, l'histoire de la veuve Ching devenue reine des pirates après l'assassinat, par ses commanditaires banquiers, de l'amiral pirate Ching. Une histoire d'amour fou, de guerres brutales, de corruption et de trahison, un hymneen l'honneur ds femmes et une superbe trame narrative comme tissée dans la matière des rêves où des échos se répondent sans-à-coups". (...) (Jeune cinéma, n° 288, avril 2004)
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A lire également :
1/ L'entretien avec Ermanno Olmi réalisé par Andrée Tournès et paru dans le numéro 292 de la revue Jeune cinéma
2/ L'entretien avec Ermanno Olmi réalisé parLorenzo Codelli et paru dans le numéro 527 de la revue Positif