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Mémoire d'un saccage de Fernando Solanas
Production
Cinesur (Argentine) / Thelma Film (Suisse) / ADR Productions (France)
Fernando E. Solanas / P.-A. Meier / A. Rozanes / M. M. Solanas
Scénario et Textes
Fernando E. Solanas
Investigations : A. Argumedo
Image : A. Fernandez Moujan / Fernando E. Solanas
Son : J. Kuschnir / M. Dickinson / G. Scheuer / S; Mignogna / A. Ponce
Montage : J.C. Macias / Fernando E. Solanas
Musique : Gerardo Gandini
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D'un regard l'autre
Une sélection d'extraits des critiques de ce film parues dans les principaux quotidiens, périodiques et revues de cinéma francophones. Ces extraits sont présentés suivant l'ordre alphabétique des patronymes. Ils sont accompagnés de leur référence afin de permettre au lecteur de se reporter à l'intégralité du texte. Tous droits réservés des auteurs des textes.
Françoise Audé : "(...) Rien de simplificateur dans ces images à portée allégorique, couplées à celles de la détresse ou de la colère citoyenne; Il s'agit de politique, de pathétique et de poésie. Témoin le travail sur la couleur (le bleu des tours,leurs découpes sur des cieux nocturnes incendiés, déréalisé par les caprices atmosphériques ou la manipulation numérique) et le choix des motifs musicaux mortuaires ou emportés par un lyrisme d'insurrection. Le heurt est sans cesse renouvelé entre la massivité des banques chargées de sculptures et la vulnérabilité de l'habitat populaire, cases où il n'y a rien, bidonville, bicoques. Que dire du contraste humain entre ces lieux de pauvreté et le spectacle des fastes présidentiels de Menem ? La dimension caricaturale de cet histrion plusieurs fois réélu est ahurissante. Odieuse : ce que démontrent dix chapitres d'un essai que Solanas veut didactique autant que dynamique" (Posifif, n° 523, septembre 2004)
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Jean-Luc Douin : " (...) Film engagé en même temps que film d'auteur, composé comme un essai, patchwork d'archives, de reportages orchestré comme un manifeste à la fois politique et esthétique, commenté par la voix même du concepteur de ce réquisitoire, Saccage analyse point par point "le génocide social" et le processus de "dégradation républicaine" qui a frappé l'Argentine. (...) Ce cours d'histoire contemporaine n'en appelle pas à la révolution mais au sursaut démocratique, à la mobilisation des manifestants qui, déjà, ont tapé sur leurs casseroles lors du fdéfilé des Mères de la place de Mai. Il oppose les fastes présidentiels, les luxueux palais, leurs couloirs royaux, escaliers monumentaux et salles de conférences cousues d'or à la misère qui ronge les rues". (...) (Le Monde, 29 septembre 2004)
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Ange-Dominique Bouzet : " (...) Le plus surprenant dans Saccage, c'est la puissance expressive de la forme. Autant q'une démonstration coup de poing, c'est un véritable opéra, alternant, dans une scansion par chapitres, une chorégraphie dynamique de séquences de rue, interviews, moments en rupture de ton, et, pour appuyer l'énoncé dénonciateur, longs travellinfgs dans les architectures nobles d'une démocratie vidée de son sens... Un lyrisme corrosif, époustouflant, que Solanas place sous le signe du style grotetico, "né de l'association du grotesque et du pathétique, humour noir auquel la situation argentine contraint le porteno (habitant de Buenos Aires) que je suis". (Libération, 29 septembre 2004)
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