Malenka, la sabrina del vampire (1968)
Fiche technique
Réalisation
Armando De Ossorio
Casting
Anita Ekberg : Sylvia
Julian Ugarte : Le comte (alias l'oncle)
Gianni Medici : Pietro
Diana Lorys : Bertha
Rosanna Yanni : Freia
Adriana Ambesi : Glinka
Carlos Casaravilla : Docteur Ordiger
César Benet : Max
Fernando Bilbao : Vladys
Juanita Ramirez : Louison
Scénario
Armando De Ossorio
Production
coproduction ESP / ITA
Triton P.C. -Victory Films / Cobra Films - Felix Cinematografica
Rosanna Yanni, Aubrey Ambert, Jose Maria Alonso Pesquera
Equipe technique
Photo : Fulvio Testi
Musique : Carlo Savina
Décors : Augusto Lega, Felix Michelena
Montage : Antonio Gimeno
Etude du film par Philippe Chiffaut-Moliard (tous droits réservés y compris pour la composition photographique. Les photogrammes sont issus de collections particulières, tous droits réservés des propriétaires de l'oeuvre. Reproduction interdite)
Le coin du cinéphile
A l'affiche côté actrices, Anita Ekberg, Diana Lorys, Rosanna Yanni et Adriana Ambesi, sans oublier l'intéressante composition de Juanita Ramirez. Malenka, la sabrina del vampire, est un film de femmes, peut-être même LE film de femmes dans le genre du film vampirique. Manifestement, toutes les actrices ont pris beaucoup de plaisir à intervenir dans cette comédie réalisée l'année suivant le Bal des vampires de Roman Polanski, film où les acteurs masculins avaient le beau rôle. On y parlait d'homosexualité ? Eh bien ici, c'est la revanche du sexe féminin et les jeux de séduction mais aussi la séquence d'anthologie opposant au final les deux ex. du comte (un formidable crépage de chignon à l'aide de torche en feu qui mérite de figurer dans le grand album cinéphilique avec From Russia with Love (Bons baisers de Russie, 1963) de Terence Young et, en remontant un peu les années, Slighty Scarlet (Deux rouquines dans la bagarre, 1956) d'Allan Dwan), placent les personnages masculins dans une position de spectateurs.
La carrière d'Anita Ekberg est, à mon sens, injustement appréciée. Toutes ses biographies rappellent qu'elle fût Miss Suède (est-ce vraiment une donnée biographique? ), qu'elle fût révélée dans Blood Alley (L'allée sanglante de William Wellmann en 1955), qu'elle fit ensuite deux apparitions remarquables dans Artists and models (1955) de Frank Taschlin puis dans Hollywood or Bust (Un vrai cinglé de cinéma, 1956), du même réalisateur, qu'elle connut la consécration comme prototype de la vamp dans La dolce vita (1960, Federico Fellini), puis, en 1962, dans La tentazioni del dottor Antonio, in Boccace 70 du même génial Federico Fellini et qu'un bel hommage lui fut rendu par ce même réalisateur dans Intervista en 1986. Certes. Entre-temps, Anita Ekberg joua dans plus d'une trentaine de films mais, très pudiquement, les biographes qui détestent le mélange des genres ont doctement pris soin d'éluder quinze années de carrière d'artistes au motif qu'Anita Ekberg fraya avec le "mauvais monde", pour être direct, semblait courir le cachet dans des films nullissimes... Messieurs les hagiographes vous avez raison : ce ne fut pas que des chefs-d'oeuvre. Dont acte.
On doit louer ici les risques pris par l'actrice, son rôle étant celui d'une parfaite niaise prise au piège du vampirisme (nécessairement de pacotille puisque de comédie il semble s'agir (cf. Promenade thématique qui poursuit la réflexion sur ce point), totalement évaporée, affublée d'une robe sortie des armoires du costumier, version film Renaissance, et qui doit assumer durant tout le film une composition d'actrice que bien d'autres auraient refusée. Le piège par excellence.
Diana Lorys. La carrière de l'actrice a déjà été évoquée lors de l'étude de Gritos en la noche réalisé sept années auparavant. Pour ceux qui, comme le soussigné, naviguent sous le charme de ses yeux en amande, une simple suggestion : si l'occasion se présente, ne manquez pas la vision de I tre del Colorado (1966), d'Armando De Ossorio ou d'Operation Goldman (1966) d'Antonio Margheriti et s'il advenait, comme dans une des premières séquences du film, qu'elle vous propose de partager un bock de bière, n'hésitez pas ! Tant pis s'il s'agit d'une vampire.
Rosanna Yanni. Actrice argentine. Nous la retrouverons l'année suivante, bien plus sensuelle et inquiétante, dans La marca del hombre-lobo d'Enrique Lopez-Eguiluz. Elle apparaît au générique du film comme co-productrice avec Adriana Ambesi, alias Audrey Amber. Pour les spécialistes du cinéma de Jesus Franco, c'est bien sûr aussi Regina dans El caso de las bellezas (1967). C'est aussi Kelly dans un assez bon western de Gilbert Kay avec Joseph Cotten, Comanche blanco (1967). Ce sera encore Regina dans Bésame monstruo, toujours de Jésus Franco (tiens, tiens...), et Margherita dans le film de Sergio Corbucci, J. and S., storia criminale del Far West (1972), Senta dans El gran amor del Conde Dracula de Javier Aguirre (1972), Elke dans El Jorobado de la Morgue toujours de Javier Aguirre, et Penthésilée dans le film de Terence Young, Guerriere dal seno nudo. Bref. Un des piliers du cinéma bis de la grande époque, celle des années 1960-1975, bien sûr.
Adriana Ambesi. Un début de carrière tonitruant dans le cinéma bis avec le personnage de Laura dans La maldicion de los Karnstein (Carmilla, 1963), de Camillo Mastrocinque. Puis une série de polars, de westerns espagnols ou italiens, où elle fut dirigée par Giorgio Ferroni, Lucio Fulci, Mario Maffei, Gianfranco Parolini, Romolo Guerrieri. Une carrière de bisseuse au sens plein. Superbe brune aux yeux d'encre elle va interrompre sa carrière en 1969 avec Los pistoleros de Paso Bravo de Salvatore Rosso. Dommage.
Du côté masculin à présent. Julian Ugarte. Le censé maître des lieux et / ou maître de cérémonie mais totalement dépassé par les évènements quand bien même il se serait installé sur un trône pour la séquence finale. L'année 1968 est une année faste dans sa carrière avec Malenka et La marca del hombre-lobo où il créera un personnage bien plus cadré. Ici, de toute évidence, au milieu de toutes ses donzelles, l'acteur s'amuse, regarde, prend tout cela sans grande importance. Jusqu'à ce que...
De Gianni Medici et Cesar Benet, peu de choses à dire. Leurs personnages sont ingrats et difficiles en fait à incarner : l'un se fait berner par l'histoire, l'autre n'y croit pas et le couple ne fonctionne pas. Cela arrive.
Carlos Casaravilla, acteur d'origine uruguayenne, est plus convaincant. Là encore, son personnage n'est guère flatteur. Un toubib alcoolo d'un trou perdu de province devant singer le personnage du Professeur dans Le bal des vampires. Mais il suffit d'un regard, d'une attitude et la qualité de l'acteur, à la longue carrière dans un cinéma espagnol trop mal connu, ne fait soudain aucun doute.
Synopsis
Avec Malenka, la sabrina del vampire, la problématique du pré-récit est posée d'emblée. Le récit filmique tout entier repose en effet sur un effet très original de construction narrative, parfois employé en littérature mais fort rare au cinéma (on songe par exemple au film de Joseph L. Mankiewicz, Sleuth (Le Limier, 1972), au film d'Orson Welles, F for Fake (Vérités et mensonges, 1974) et, plus récemment, au film de M. Night Shyamalan, The Sixth Sense (1999), et qui consiste à révéler au spectateur lors d'un coup de théâtre final que toute l'histoire a été littéralement mise en scène, en d'autres termes, que toute la trame narrative a été élaborée sous la forme d'un mensonge à l'adresse du spectateur via l'identification de celui-ci à tel ou tel personnage principal du film.
Le pré-récit devient alors la structure de désillusion qui révèle les arcanes de la mystification. Son énoncé s'effectue alors au risque d'anéantir le procédé de déroute du spectateur justement choisi par le réalisateur.
Pré-récit
Sylvia Morel est la fille de Gaston Morel, un artiste peintre décédé d'un abus d'alcool, et de Sonia qu'elle n'a pratiquement pas connue, le couple s'étant séparé peu après sa naissance. Sylvia a vécu à Rome sans le sou puis est devenue mannequin de magazine. Elle a fait la connaissance d'un laborantin, Pietro, avec qui elle doit bientôt se marier. Pietro a un grand ami, Max.
Sylvia est charmante mais totalement naïve. Ce que n'ignore justement pas "le comte" (sans doute un parent de Sylvia) qui a jusqu'à présent la jouissance du château et qui vit en maître sur le village.
A son insu, Sylvia s'est retrouvée héritière de ce château perdu au plein milieu des Carpathes bien sûr. Le comte voit d'un très mauvais oeil ce bien lui échapper. Avec l'aide de ses complices, Glinka, son ancienne maîtresse, et Bertha, sa nouvelle conquête, Freia, la soeur de celle-ci, et de ses domestiques, Vladys et Louison, avec l'aide aussi du toubib du village, le Docteur Ordiger, toujours saoul, le comte, qui avait déjà créé de toutes pièces dans le village une psychose collective sur l'existence de vampires, imagine une invraisemblable mise en scène.
L'objectif est d'attirer Sylvia lorsque la pièce sera prête à être jouée, de la convaincre de la véracité de cette histoire à dormir debout et de la faire passer ainsi pour une faible d'esprit qui serait alors frappée d'incapacité civile. Le tour serait joué et la jouissance du château conservée. Le comte ne laisse aucun détail au hasard : après avoir pris des renseignements sur Sylvia, il fait confectionner un immense portrait très ressemblant censé être le portrait de Malenka, la prétendue grand-mère de Sylvia.
Puis, prétextant d'un testament émanant de Sonia, la mère de Sylvia, et faisant de celle-ci l'héritière du château, le comte, qui se fera passer pour l'oncle de Sylvia, la convoque à Voldruck. Celle-ci, très excitée, accepte de faire le voyage.
Récit filmique
Prologue :
Sylvia (Anita Ekberg) annonce à son fiancé Pietro (Gianni Medici) et à Max (Guy Roberts), la grande nouvelle : elle est héritière du château de Voldruck.
Première journée :
Sylvia arrive par autocar dans le village de Voldruck. A l'auberge elle fait la connaissance des deux tenancières de l'auberge, Bertha (Diana Lorys) et Freia (Rosanna Yanni). Tout de suite Bertha, qui trinque néanmoins avec une bière, lui annonce son bien mauvais état de santé. L'irruption de Vladys, le domestique du comte, met fin à la conversation.
Sylvia arrive au château. Vladys lui annonce que le comte ne sera pas visible avant la nuit. Sylvia s'installe dans sa chambre et tente en vain de dialoguer avec Louison, aux services également du comte. Vladys essaye de mater Sylvia par le trou de la serrure.
A 22 heures, le comte fait son apparition dans la grande salle du château. Seul le couvert de Sylvia est mis pour le dîner, le comte devant "souper un peu plus tard". Très vite, le comte évoque la généalogie de Sylvia, et lui présente un anneau doté d'un pouvoir magique. Sylvia, avec un air évaporé, affirme ne pas croire à ses histoires occultes et manifeste le désir de voir le tombeau de sa mère. Le comte n'en demandait pas tant.
Dans la crypte, le comte entreprend de narrer une généalogie de la famille totalement fantaisiste. Mais cette fois Sylvia gobe tout, y compris l'étrange destin de sa grand-mère, Malenka, à qui elle ressemble tant, et qui finit brûlée au milieu du dix-neuvième siècle comme sorcière sur un bûcher par les villageois. Malgré les invraisemblances et anachronismes flagrants dont le récit du comte est émaillé, Sylvia prend toutes ces informations comme argent comptant. Elle se fâche néanmoins lorsque le comte commence à critiquer son père, Gaston Morel.
Plus tard dans la nuit, Sylvia se prépare à se coucher. Glinka (Adriana Ambesi) s'introduit dans sa chambre, et, en amie, vient lui confier de nouveaux secrets : son oncle a 150 ans (!), la mère de Sylvia, Sonia, aurait été tenue enfermée toute la fin de sa vie dans cette chambre, etc. Glinka se veut néanmoins rassurante et esquisse un baiser dans le cou de Sylvia alors que celle-ci s'endort bien gentiment. Le comte fait alors irruption dans une colère noire, empoigne Glinka et la traîne avec lui hors de la chambre en lui promettant un châtiment. Sylvia, très intriguée par les cris de Glinka, suit le couple à distance et découvre, dans une pièce reculée du château, le comte en train de fouetter avec une large corde Glinka enchaînée. Sylvia, benoîtement, intercède pour Glinka. L'oncle fait se retourner Glinka qui révèle à Sylvia de superbes canines de vampire. Sylvia s'enfuit. Le comte et Glinka échangent quelques mots.
Deuxième journée :
A peine levée, Sylvia achève d'écrire une lettre destinée à Pietro aux fins d'obtenir son aide. Sylvia, faisant naïvement confiance à Louison, demande à celle-ci de l'aider et de poster la lettre pour elle au village.
Le soir. Sylvia retrouve le comte au dîner. Elle constate que celui-ci lui a dérobé son passeport et que la lettre écrite le matin même a été interceptée par le comte. Le comte lui demande de rompre ses fiançailles avec Pietro et de se consacrer à sa famille, si étrange soit-elle. Sylvia refuse. Le comte entreprend de lui conter l'histoire de sa grand-mère Malenka dont le grand portrait fixé au mur lui est si ressemblant.
Flash-back sur l'histoire de Malenka, brûlée comme sorcière. Sylvia est interloquée.
Un peu plus tard, Sylvia s'aventure seule dehors. Immédiatement le comte surgit. Celui-ci estime que le moment est venu de tout révéler à Sylvia. Il la force à se rendre dans la crypte. Là, le comte lui assène la grande révélation : c'est un vampire devenu immortel, et Sylvia devra de gré ou de force accomplir son propre destin hérité de cette tradition familiale, lors d'une cérémonie qui sera organisée au château. Sylvia est de plus en plus déboussolée.
Ellipse du récit : Sylvia a effectivement écrit à Pietro une lettre de rupture de fiançailles.
A Rome, Pietro reçoit la lettre. Il subodore que quelque chose de louche se passe à Voldruck. Lui et Max décident de faire le voyage.
Troisième journée :
La séquence initiale du film semble se répéter. A Voldruck, Pietro et Max descendent de l'autocar et se rendent à l'auberge. Bertha se présente d'emblée à Pietro comme très malade. Avec sa soeur, Freia, Bertha racontent à Pietro et Max les étranges phénomènes diaboliques liés à Malenka, la grand-mère de Sylvia. Freia confie à Pietro un livre sur le sujet.
Plus tard, dans la chambre de Bertha, le comte apparaît et s'allonge très solennellement auprès de Bertha avant de commencer à l'embrasser.
Pendant ce temps, Pietro a achevé le livre sur le vampirisme. Il réveille Max et affirme ne rien croire à ce qu'il considère comme une psychose collective. Max croit alors voir l'ombre d'une immense chauve-souris.
Peu après, Freia réveille Pietro et Max au motif que Bertha est au plus mal et qu'il faut procéder au plus tôt au rituel du pieu enfoncé dans le coeur. Pietro et Max descendent dans la grande salle de l'auberge où ils font la connaissance du docteur Ordiger (Carlos Casaravilla) en train de boire chope sur chope. Ordiger admet que tous ces évènements n'ont aucune explication rationnelle. Pietro reste très sceptique. Ordiger décide de le conduire dans son petit laboratoire. Là, Ordiger se livre à un numéro pseudo scientifique, théorisant à souhait sur les chauves-souris. Il n'en faut pas plus pour que Pietro, à son tour, se mette à croire au vampirisme.
Pendant ce temps, Max est demeuré dans la chambre de Bertha où celle-ci a été placée dans un cercueil encore ouvert. Sans que Max s'en aperçoive, Bertha ouvre les yeux.
Quatrième journée :
Le matin. Pietro et Max arrivent au château pour voir Sylvia. Ils se font éconduire par Vladys. Pietro aperçoit alors Sylvia à une fenêtre mais celle-ci ne réagit pas. Le comte lui fait donner l'ordre de porter pour le dîner la robe portée par Malenka sur le portrait.
Ellipse : le docteur Ordiger a établi un faux certificat de décès et Bertha a été enterrée.
Le soir. Sylvia vêtue d'une robe d'un autre temps découvre l'objet de la fameuse cérémonie. Le comte s'ouvre une veine et laisse écouler son sang dans un calice. Il enjoint à Sylvia de boire ce sang. Celle-ci, paniquée, refuse. A ce moment Bertha frappe à la porte. Le comte est furieux de la voir là et lui referme la porte au nez. Sylvia, profitant de l'absence momentanée du comte, parvient à s'enfuir dans les escaliers. Elle retrouve alors Glinka, encore une fois enchaînée. Sylvia la détache. Glinka, lui confie en remerciement l'existence d'un passage secret dans la crypte qui lui permettra de s'échapper. Mais arrivée à l'air libre, Sylvia tombe sur Bertha qui exhibe ses dents de vampire. Une course poursuite commence entre Sylvia et Bertha.
Pendant ce temps, Max et Pietro, qui s'estime éconduit, passent leur dernière nuit à Voldruck. Soudain, Sylvia frappe à la porte, totalement effrayée. Pietro lui donne un calmant et la fait se coucher.
Ellipse : Bertha a réintégré la tombe dont elle n'aurait pas dû sortir.
Le docteur Ordiger, présent lui aussi à l'auberge, dit se satisfaire de la situation quand bien même Bertha serait devenue vampire. Pietro pense tout autrement et décide de sauver l'âme de Bertha. Sans grande conviction, Ordiger accompagne Pietro et Max au cimetière. Près de la tombe, une discussion s'instaure et tous trois décident d'attendre un peu.
A l'auberge, Vladys fait une entrée fracassante et entend capturer de nouveau Sylvia. Freia résiste en vain à Vladys.
Au cimetière, Bertha (qui a entendu la présence des trois compères), sort de sa tombe, fait semblant de mordre Ordiger et s'enfuit. Pietro et Max veulent cette fois une explication finale avec le comte.
Au château, Sylvia demande à Pietro de partir et de la laisser avec "sa famille". Pietro, furieux, part à la recherche du comte dans la crypte. Pendant ce temps, Glinka décide de révéler "un secret" à Sylvia. Dans la crypte, Pietro se fait assommer par Vladys. Il se retrouve enchaîné devant le comte. Glinka, qui continue de péter les plombs, commence à draguer Max qui ne s'inquiète pas du tout de son côté vampire. Glinka fait un clin d'oeil révélateur.
Mais la tragi-comédie se poursuit et le comte, persuadé que Sylvia ne sait toujours rien et demeure sous son emprise psychologique, ordonne à Sylvia d'égorger Pietro. Durant quelques secondes, Sylvia se met enfin à jouer elle-même la comédie à la grande panique de Pietro. Puis, tous les masques tombent. La grande supercherie est assénée à Sylvia et à Pietro, et par là même au spectateur.
Pietro, furieux, décide de planter un pieu rougi dans le thorax du comte. Le corps de celui-ci se décompose et le comte finit en squelette. En voix off, Sylvia lui laisse son château et c'est à Max, pressé de quitter cette histoire, que revient le mot de la fin.