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La lama nel corpo (1966) d' Elio Scardamaglia
(Titre d'exploitation en France : Les Nuits de l'épouvante / Titre d'exploitation video : Murder Clinic / Autres titres d'exploitation aus Etats-Unis et au Royaume Uni : Night of Terrors / The Blade in the Body / Revenge of the Living Dead / The Murder Society)
L'année 1966 marque la fin d'un genre. Le film gothique italien ne fait plus vraiment recette et la carrière de la tout à fait sulfureuse Barbara Steele marque un temps d'arrêt. Un angelo per Satana (1966) de Camillo Mastrocinque ponctue ainsi la fin d'un chapitre du cinéma bis italien.
La lama nel corpo d'Elio Scardamaglia en devient un jalon essentiel. Fortement inspirée de l'influence gothique - ne serait-ce que par le choix de situer l'action dans les années 1870 - cette oeuvre s'en éloigne néanmoins en ce que l'approche fantastique est oblitérée au profit d'une trame narrative introduisant le questionnement à partir d'une scène primordiale, du travail sur l'écoute et le vu et de certaines mises en forme visuelles nées dans le cinéma de Mario Bava et qui deviendront par la suite de véritables standards du giallo (usage du gros plan sur les armes blanches, la main gantée de noir, etc.).
Fiche technique
Production
Leone Film / Ci. Ti. Cinematografica / Orphée Productions
Directeur de production : Elio Scardamagia
Inspecteur de production : Paolo Gargano
Scénario
Ernesto Gastaldi / Luciano Martino
d'après The Knife in The Body de Robert Williams
Musique
Francesco De Masi
con due brani musicali composti da Renosto
Directeur de la photographie : Marcello Masciocchi
Direction artistique : Alberto Salvadori
Décors : Walter Patriarca
Costumes : Albert Miller
Maquillages : Massimo Giustini
Procédé : Techniscope / Technicolor
Durée : 87'
Casting
William Berger : Le docteur Jean Vance
Françoise Prévost : Claudine
Anna Maria Polani : Lizabeth Vance
Barbara Wilson : Mary
Philippe Hersent : Fred
Harriet White : Sheena
Delphi Maurin : Laura, la soeur de Lizabeth
Germano Longo : Grant Laramy
ainsi que Massimo Righi, Rossella Bergamonti, William Gold, Anne Field
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Le coin du cinéphile
Elio Scardamaglia est l'homme d'un seul film. La lama nel corpo est effectivement sa seule et unique réalisation. Un petit coup de génie faudrait-il écrire, dans cet univers si courtisé du cinéma bis italien des années soixante. Elio Scardamaglia a fait ses armes comme producteur dans un genre tout à fait autre, le peplum. Et qui s'intéresse un peu à l'histoire de ce genre a nécessairement en tête les incroyables difficultés auxquelles a été confrontée l'industrie cinématographique hollywoodienne expatriée en Italie au tournant des années 60, incapable de s'adapter au contexte - rappelons que le tournage de La battaglia di Maratona (1960) réalisé pour l'essentiel par Jacques Tourneur connut de sérieux retards et fut achevé en définitive par Mario Bava, auteur des fantastiques et féroces scènes de combats navals.
L'histoire du cinéma est ainsi faite qu'il n'y a guère souvent de solution de continuité. Après avoir produit l'excellente comédie italienne de Dino Risi, Il vedovo (Le Veuf, 1959) qui obtint un grand succès commercial en Italie, Elio Scardamaglia se tourne vers le peplum pour travailler avec le fort estimé Antonio Leonviola sur le projet de Maciste, l'uomo più forte di monde (1961). Mais c'est en 1963 que s'opère la rencontre entre Mario Bava et Elio Scardamaglia sur La frusta e il corpo.
En 1964 et 1965, la veine du peplum connait encore d'estimables succès commerciaux mais le public se lasse. Le western spaghetti envahit déjà les écrans. Elio Scardamaglia, très ami avec Michele Lupo, négocie adroitement le passage de Sette contro tutti (1965) et La vendetta di Spartacus (1965) à Arizona Colt (1966). Mais avant de poursuivre dans la voie du western Elio Scardamaglia, fasciné par les potentialités de La frusta e il corpo (1963) et de Sei donne per l'assassino (1964) décide de passer lui-même à la réalisation. Comme un génial pressentiment. Certes, l'heure est à Sergio Leone et aussi à James Bond. Mais les stupéfiantes innovations de Mario Bava ne peuvent s'arrêter là. D'autant que l'année précédente Ernesto Gastaldi et Vittotio Salerno avait déjà montré la voie avec Libido.
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William Berger est né en Autriche en 1928. Formé aux Etats-Unis à l'Actor's Studio, il entreprend une carrière théatrâle puis se tourne vers la télévision américaine. En 1965 il débute véritablement sa carrière cinématographique en Italie, dirigé par Marco Ferreri dans Uomo dei cinque palloni, aux côtés de Marcello Mastroianni, de Catherine Spaak et d'Ugo Tognazzi.
Françoise Prévost est née le 13 janvier 1930 à Paris. Elle débute au théâtre, à l'aise tant dans le répertoire que dans les pièces contemporaines. Très tôt, elle est sollicitée au cinéma pour des personnages de films de cape et d'épée. Puis débute, au début des années 60 une fructueuse collaboration avec Pierre Kast (Le Bel âge, 1958 ; La Morte-saison des amours, 1960 ; Vacances portugaises, 1965). Mais on ne saurait oublier le personnage de Guylaine dans Le Jeu de la vérité (1961) de Robert Hossein ni, un peu plus tard, celui de Germaine dans Mont-Dragon (1970) de Jean Valère et de Renée Nowick dans Merry-Go-Round de Jacques Rivette (1981).