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Retour à la rubrique : France 1940-1944

 

 

 

La Ferme aux loups (1943) de Richard Pottier

 

 

 

Album photos

(Les photogrammes sont issus de collections particulières. Tous droits réservés des propriétaires de l'oeuvre. Leur reproduction est interdite. Ils viennent illustrer à titre de citations et de commentaires visuels l'analyse du film présentée infra)

 

 

 

Générique

 

Production

Continental Films

Scénario et dialogues

Carlo Rim (Jean-Marius Richard)

 

Directeur de la photographie : Armand Thirard

Musique : Roger Dumas

Architecte décorateur : André Andrejew

Montage : Gérard Benspord

Ingénieurdu son : Antoine Petitjean

Casting

Martine Carole : Micky

François Perier : Bastien

Paul Meurisse : Furet

Guillaume de Sax : Albaric, le directeur du journal

André Gabriello : Latripe

Suzanne Dantès : la comtesse

Georges Chamarat : Perruche

Pierre Palau : le juge d'instruction

Jean Reynols : Alexis Boulinoff / "le moujik"

Georges Vasty : Emile Boutru, le sourd-muet

Georges Zagrebelsky : le chauffeur de taxi

Victor Tcherniavsky : Wladimir Prokofiev

Liliane Lesaffre : l'infirmière

Eugène Frouhins : le gendarme Esperandieu

Fernand Blot : Féroud

Jean Hallé : Parpalon, le médecin légiste

Danier Royer : Papillon

Henri Vilbert : Bardoux

Frank Maurice : un gendarme

Pierre Mindaist : le cycliste

Cecyl Marcyl : la clocharde

Jean Vallois : le clochard

Jules Vibert : le médecin à la ferme

André Chanu : Chicot

Paul Barge : Gustave

Albert Brouett et Henry Charrett : les employés de la morgue

 

ainsi que Fred Herbault, Jacques Courtin, Léon Mazeau

 

 

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Les films produits par la Continental Films (1941-1944)

 

La presse, l'information et la censure sous Vichy

 

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Séquentiel de La Ferme aux loups

 

Prélude au récit cinématographique

Micky (Martine Carole / nota bene : par la suite, l'actrice américanisera son patronyme en "Carol") est la fille du Directeur (Guillaume de Sax) du journal L'Echo du jour, un quotidien parisien à grand tirage. Micky occupe la fonction de secrétaire particulière du patron mais personne au journal ne connaît le lien filial qui unit Micky au Directeur. Latripe (Gabriello) occupe le poste de rédacteur en chef.

Bastien (François Perier), jeune journaliste, essaie de se faire une petite place au soleil mais demeure cantonné à la rubrique des chiens écrasés. Peu lui importe, dès lors qu'il fait équipe avec Furet (Paul Meurisse), son inséparable copain photographe avec qui il partage une chambre meublée. Tous deux sont amoureux de Micky mais leur amitié n'en souffre aucunement. Ils forment un trio de bons amis.

Le Directeur de l'Echo du jour vit désormais seul, séparé de son épouse, une comtesse russe (Suzanne Dantès) qui dirige une maison de haute couture rue de la Paix. Micky passe souvent des week-ends avec son père dans sa résidence de Chantilly où elle s'ennuie à mourir. Avant la révolution de 1917 et l'émigration en France des russes blancs, la comtesse avait été très proche d'un général russe connu pour sa dureté, Alexis Boulinoff (Jean Reynols), né à Odessa en 1875. Sans que la comtesse en sache quoi que ce soit, celui-ci s'est installé près de Montmorency dans une demeure appelée "La ferme aux loups", avec pour seule compagnie son fidèle serviteur Wladimir Prokofiev (Victor Tcherniavsky), un ukrainien au service d'Alexis Boulinoff depuis trente-cinq ans.

Dans des circonstances demeurées obscures Alexis Boulinoff a pris possession de cette demeure en évinçant une famille de métayers, les Bouteur. Leur fils, sourd-muet, s'est réfugié depuis de nombreuses années à proximité de la Ferme aux loups, dans une cabane située au milieu de la forêt de Montmorency. Cet homme voue une haine tenace à l'encontre d'Alexis Boulinoff.

Alexis Boulinoff a un frère jumeau, qui menait une vie de dévoyé à l'époque du tsar et qui a émigré lui aussi en France après la Révolution de 1917. Ce frère jumeau est devenu clochard. Il vit seul dans un bidonvillle à Saint-Ouen en se faisant appeler "le moujik". Les deux frères se détestent. Le moujik a retrouvé la trace d'Alexis en le menaçant de révéler sa cachette à ses ennemis politiques.

 

 

 

Récit cinématographique

 

 

Un samedi d'été en début d'après-midi.

Musée Grévin. Bastien et Furet achèvent un reportage. Dans une nouvelle salle est représenté un meurtre célèbre survenu rue Tholozé dans le 18ème arrondissement. Stupéfait par l'effet de ressemblance, Bastien félicite le directeur du musée (2-3)

Une rue puis à l'intérieur d'un commissariat. Par routine, Bastien et Furet se rendent dans un commissariat de police en quête d'éventuels faits-divers. Chicot, un employé qui les connaît bien, leur annonce qu'il n'y a rien que du très banal en ce samedi (4-5)

Devant L'Echo du jour. Bastien et Furet s'arrêtent devant une marchande de violettes. Celle-ci n'a plus qu'un bouquet à vendre. Bastien et Furet le joue à pile ou face devant la vendeuse étonnée : pile c'est Furet, face c'est Bastien. C'est face. Bastien prend le bouquet de violettes (6-9)

L'Echo du jour. Le grand hall. Tous deux pénètrent dans le hall et gravissent le grand escalier.

L'Echo du jour. Devant la porte du bureau du secrétariat de la Direction. Arrivés devant la porte du secrétariat Bastien partage le bouquet de violettes avec Furet. Tous deux entrent dans la pièce.

L'Echo du jour. Bureau de Micky. Bastien et Furet offrent les violettes à Micky. A la vue d'un bouquet de roses qui occupe déjà le vase, Bastien interpelle Micky pour savoir si celle-ci aime le Directeur. Micky, sans se départir, répond par l'affirmative. Furet jette négligemment le bouquet de roses dans la poubelle à papier tandis que Bastien place les violettes sur le bureau de Micky. Bastien rappelle à Micky qu'elle s'est engagée à partir en balade ce week-end avec eux (Furet : "- Une femme est un homme, c'est une aventure... Une femme et deux hommes... : une promenade...") (10-15)

L'Echo du jour. Un couloir. A peine sorti du bureau de Micky, Bastien demande à Furet d'aller récupérer leur voiture dénommée Caroline, déposée en gage au Crédit Municipal (16)

L'Echo du jour. Salle de la Rédaction. Latripe se désespère : aucun titre intéressant pour la prochaine une du journal. Latripe reçoit un coup de fil l'informant du meurtre d'un clochard dans la zone à Saint-Ouen (17)

L'Echo du jour. Le bureau du directeur du journal. Albaric est en grande conversation avec Monsieur Perruche. Albaric réaffirme ses conceptions du journalisme. Il s'emporte et finit par mettre à la porte Monsieur Perruche (18-27)

L'Echo du jour. Bureau de Micki. Albaric se rend dans le bureau de Micky. Là il s'inquiète de la petite mine de celle-ci et lui propose de partir en week-end à Chantilly. Micky refuse (28)

L'Echo du jour. Salle de Rédaction. Au moment de quitter la rédaction Bastien est happé par Latripe qui lui ordonne de se rendre à Saint-Ouen. Bastien doit accepter et prévient par téléphone Micky que lui et Furet auront un peu de retard (29-32)

Hall de L'Echo du jour, Bastien et Furet tombent nez à nez avec Bartoux, un grand reporter qui les encouragent à persister dans leur travail : un jour, une belle occasion se présentera, qui sait... (32)

 

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Samedi en fin d'après-midi

La zone de Saint-Ouen. Bastien et Furet se rendent au lieu du crime (34)

La zone de Sain-Ouen. Ils pénètrent dans une cagna. Furet est autorisé par les flics à photographier le cadavre. Bastien s'étonne de la propreté du mort. Ses ongles sont faits et le corps est parfumé. Un couple de clochards est interrogé. Survient Parpalon le médecin légiste. Il conclut à une mort par strangulation remontant à "4 heures trente environ" (16 H 30). Bastien et Furet quittent les lieux (35-49)

La zone de Saint-Ouen puis l'intérieur d'un taxi. En sortant de la zone, Bastien et Furet trouvent un taxi justement stationné là. Ils apprennent du chauffeur que ce dernier a chargé vers 4 heures à la gare du Nord un "juge russe" qu'il a conduit jusqu'à Saint-Ouen. Furet découvre sur le plancher un billet de chemin de fer venant de Montmorency (50-53)

Devant l'immeuble de L'Echo du jour. Bastien et Furet invitent le chauffeur à les suivre quelques minutes, le temps que Furet développe le cliché pris dans la cahute. Le chauffeur de taxi reconnaît sur la photo son mystérieux passager. Bastien et Furet souhaitent le photographier à son tour mais le chauffeur refuse tout net et part en oubliant presque de se faire payer la course (54-61)

L'Echo du jour. Bastien et Furet compulsent l'indicateur des chemins de fer. Il y avait bien un train arrivé vers 4 heures à la gare du Nord et venant de Montmorency (62-63)

L'Echo du jour. Bastien met Latripe au courant de cette étrange affaire. Celui-ci s'en fiche royalement et renvoie Bastien à ses obligations de simple rédacteur à la rubrique des faits divers. Furet le traite discrètement de salaud (64-70)

 

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Samedi : en soirée puis en début de nuit

Une route. Bastien, Furet et Micky sont en route pour Montmorency. Le temps se gâte puis tourne à l'orage. Celui-ci devient violent. Un arbre déraciné tombe en travers de la route quelques secondes avant le passage de "Caroline". Stoppés net dans leur trajet, Bastien et Furet optent pour un petit chemin de traverse qu'ils découvrent sur leur gauche (71-95)

Un chemin. La pluie redouble. Ils croisent un inquiétant personnage à vélo. Ils lui demandent où ils pourraient trouver un endroit pour téléphoner ou pour trouver un peu d'aide. Celui-ci leur indique l'existence à quelques kilomètres de là d'une maison "presque inhabitée" (96-106)

La forêt. La nuit est tombée. "Caroline" s'embourbe. Bastien, Furet et Micky sortent de la voiture sous une pluie battante et s'enfoncent à pied dans la forêt (95-106)

La ferme aux loups. Bastien, Furet et Micky parviennent devant une grande bâtisse. Il n'y a pas âme qui vive (107-110). Ils pénètrent dans les lieux qui sont plongés dans l'obscurité. Ils parviennent enfin dans des pièces qui semblent habitées (111-114).

Poursuivant leur progression, ils montent à l'étage, découvrent une tasse de thé servie mais non encore bue dans laquelle un morceau de sucre n'a pas encore fondu (115-119). Poursuivant leurs investigations ils arrivent à l'étage supérieur et y découvrent stupéfaits un cadavre très exactement ressemblant à celui déjà vu à Saint-Ouen quelques heures plus tôt. Micky est prise de panique. Ils décident de quitter au plus vite cette pièce (120-129). Redescendus au premier étage, ils se cachent en entendant des pas. Wladimir Prokofiev pénètre dans le salon, débarrasse le plateau de thé comme si de rien n'était et sort de la pièce (130-141). Soudain, Micky découvre posée sur une commode la photo encadrée d'une femme du monde. Elle s'évanouit aussitôt (141-144). Bastien et Furet décident de partir au plus vite en portant dans leurs bras Micky toujours inanimée. Ils se perdent un peu dans la pénombre du sous-sol. Alerté par le bruit, Wladimir Prokofiev surgit et, sous la menace, les enferme tous trois dans la cave (145-148)

La ferme aux loups. Wladimir Prokofiev, sous une pluie battante, se prépare à quitter la Ferme aus loups (149)

La cave. Laissés seuls, enfermés dans la cave, Bastien et Furet tentent de réconforter Micky qui ne comprend pas ce qui se passe. Ils repèrent surtout un soupirail et une pioche. A tour de rôle Bastien et Furet s'emploient à défoncer le mur et les barreaux du soupirail (150-158)

La forêt. Sous une pluie battante Wladimir Prokofiev avance péniblement dans la forêt. Il décide finalement de faire demi-tour (159)

La cave. Bastien et Furet réussissent à dégager l'issue. Tous trois sortent par le soupirail (160-163)

La forêt. Revenus près de leur voiture, ils ne parviennent toujours pas à la désembourber. Micky aperçoit une petite lumière au loin. Bastien se dirige vers celle-ci pendant que Furet tente ave une grande maladresse de faire une déclaration à Micky qui l'éconduit vertement (164-166)

La forêt. Bastien arrive devant une petite cabane. il demande de l'aide à un inquiétant bonhomme. Celui-ci lui claque la porte au nez. Bastien, surpris, récupère tout de même un petit rondin accolé à la cabane et retourne sur ses pas (167)

La forêt. Avec l'aide de Furet, Bastien parvient à soulever la voiture et à la désembourber. Tous peuvent enfin quitter les lieux (168-170)

 

* * * * *

 

Dimanche matin

La chambre de Bastien et Furet. Bastien demande à Furet de se rendre à la Morgue à la recherche du cadavre du "moujik" (171)

La Morgue. Furet est accueilli par deux employés. Le cadavre n'est pas là au grand dam du premier employé et de Furet. Mais l'autre employé vient leur annoncer que le cadavre a déjà été emporté pour un cours d'autopsie qui doit se tenir le lundi suivant à la faculté de médecine (172-175)

L'Echo du jour. Bastien expose les évènements de la veille à Latripe. Celui-ci s'en fiche royalement tout occupé qu'il est à réussir une construction en allumettes (176-180)

L'Echo du jour. Furet vient rendre compte à Bastien de ses investigations à la Morgue (181)

L'appartement de Micky. Micky est alitée, en proie à une forte fièvre. Elle bénéficie d'une infirmière à son chevet. Sa mère est venue à sa demande lui rendre visite car c'est elle qui figurait sur le fameux portrait découvert à la Ferme aux loups. La mère de Micky ne peut donner la moindre explication à tout ceci (182-187)

L'Echo du jour. Le bureau du Directeur. Pendant ce temps Bastien s'entretient cette fois avec le directeur du journal des évènements passés. Albaric semble fort intéressé lorsqu' il reçoit un appel téléphonique de Micky qui lui demande de venir immédiatement la voir bien que souffrante. Albaric fait avouer à Bastien que Micky était dans le coup la veille au soir. Bastien est licencié illico. Dépité, Bastien quitte la rédaction accompagné de Furet, ceci après avoir insulté de nouveau Latripe (188-196)

L'appartement de Micky. Micky demande instamment à son père de se rendre à la maison de couture de sa mère, rue de la Paix, pour obtenir de plus amples renseignements sur toute cette histoire. Albaric n'y tient guère car, depuis leur très ancienne brouille, celui-ci n'a plus revu la comtesse. Il accepte néanmoins (197-202)

 

Dimanche en fin de matinée

Rue de la Paix. Un salon de mode. Albaric retrouve la comtesse. Celle-ci considère que les propos de leur fille commune, Micky, sont chimériques et que tout cela n'a aucun sens (203-209)

L'appartement de Micky. Bastien et Furet viennent prendre des nouvelles de Micky. Celle-ci demande à Bastien de se rendre lui aussi rue de la Paix (210-215)

Rue de la Paix. Un salon de mode. Bastien retrouve Albaric et la comtesse tous deux très surpris de le voir là. Bastien, gêné, informe Albaric de ce que le propriétaire de la ferme aux loups est un certain Boulinoff puis se retire après avoir appris qu'il n'était plus du tout licencié du journal. A l'évocation du nom de Boulinoff le visage de la comtesse se décompose. Elle raconte alors à Alberic l'histoire de son amour fou avec Alexis Boulinoff du temps du tsar (217-222)

 

Dimanche en début d'après-midi

L'Echo du jour. Bastien achève d'écrire son article sur le très mystérieux double meurtre de la veille. Accompagné de Furet il décide de retourner à la Ferme aux loups désormais surveillée par les gendarmes (223-230)

 

Dimanche en fin d'après-midi

La Ferme aux loups. Le gendarme Esperandieu fait entrer Bastien et Furet dans la cour de la ferme. Gît par terre Wladimir Prokofiev, grièvement blessé à la tête et aux jambes. Accompagnés d'Esperandieu, Bastien et Furet montent au second étage pour montrer à Esperandieu le cadavre découvert la veille au soir. Mais celui-ci a disparu. En revanche, au premier étage, ils découvrent stupéfaits, dans la chambre d'Alexis Boulinoff, la dépouille de celui-ci encensée selon les rites orthodoxes. Bastien et Furet décident de repartir à Paris. Au même moment le juge d'instruction arrive à la Ferme aux loups pour y débuter son enquête (231-248)

 

* * * * * *

 

Lundi matin

L'Echo du jour. Les rotatives tournent pour la première édition qui relate le meurtre survenu à Saint-Ouen l'avant-veille (249-250)

La Ferme aux loups. Le juge d'instruction commence son enquête. Il découvre que les deux cadavres sont ceux des frères Boulinoff (251-254)

La Ferme aux loups. Bastien, accompagné de Furet, poursuit ses investigations en examinant des documents qui ont été totalement délaissés par la police judiciaire (255-257)

La Ferme aux loups. Le juge d'instruction tente en vain d'interroger Wladimir Prokofiev qui, malgré ses très graves blessures, n'a pas été transporté à l'hôpital (258)

La Ferme aux loups. Quelques instants plus tard, le juge d'instruction croise Bastien et Furet. Leur avis sur l'affaire ne l'intéresse pas du tout. De nombreux journalistes font irruption dans la cour pour venir aux nouvelles. Bastien et Furet décident de retourner à Paris (259-260)

 

Lundi midi

L'Echo du jour. Latripe, obéissant aux ordres du patron, est très excité : tous les journaux se sont arrachés. Il faut lancer une seconde édition (261)

L'Echo du jour. Bastien expose sa thèse à Albaric. Celui-ci l'écoute avec grand intérêt. Il est désormais convaincu qu'Alexis Boulinoff a été tué à Saint-Ouen par son frère jumeau. Mais alors qui donc a tué plus tard le "moujik" ? (262-273)

La Ferme aux loups. Nouvel interrogatoire de Wladimir Prokofiev par le juge d'instruction. Le juge d'instruction se montre assez violent. Pourtant Wladimir est toujours incapable de prononcer la moindre parole (274-278)

 

Lundi dans l'après-midi

Appartement de Micky. Micky a préparé une collation pour Bastien qui, trop occupé, n'a encore rien avalé. Bastien confie à Micky une mission très précise pour laquelle Albaric a déjà donné son aval. Avant de partir, Bastien embrasse pour la première fois Micky. Survient Furet : il s'agit de partir au plus vite à la Ferme aux loups car le juge d'instruction semble sûr de son fait et va faire inculper Wladimir. Bastien réclame une voiture à Latripe mais celui-ci refuse hypocritement (279-284)

 

Lundi en fin d'après-midi

La Ferme aux loups. Alors que le juge d'instruction et déjà reparti pour Paris, Bastien et Furet, accueillis par le gendarme Esperandieu, parviennent à détourner l'attention de celui-ci et de ses collègues en simulant une agression. Bastien peut ainsi obtenir des confidences de Wladimir Prokofiev sur un point essentiel : ce dernier savait-il que l'homme revenu le samedi soir à la ferme n'était pas Alexis Boulinoff mais son frère jumeau ? Bastien obtient la réponse. Ils peuvent repartir pour Paris (285-290)

Appartement de Micky. Alors que Bastien vient raconter ses dernières découvertes à Micky, il trouve celle-ci dans les bras d'Albaric. Il s'emporte ce qui provoque une crise de rire chez Micky. Bastien tombe des nues lorsque Albaric lui révèle que Micky est sa fille (291-295)

 

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Mardi en début d'après-midi

La Ferme aux loups. Réagissant aux conclusions auxquelles est parvenu le juge d'instruction, Bastien s'emploie à réfuter un par un les fils du raisonnement suivi par ce dernier. Le juge d'instruction consent à donner sa chance à Bastien : celui-ci a jusqu'à minuit pour prouver ses dires (296-303)

La Ferme aux loups. Dans la cour de la ferme, deux employés déchargent une caisse ressemblant à s'y méprendre à un cercueil (304-305)

La Ferme aux loups. Un peu plus tard. Alors que le juge d'instruction est reparti pour Paris, Bastien continue d'examiner divers papiers découverts dans le secrétaire d'Alexis Boulinoff. Furet fait le guet (306-310)

La Ferme aux loups. Dupé par Furet le gendarme Esperandieu s'adresse aux journalistes restés à l'extérieur de la ferme et leur annonce que l'instruction est close car Wladimir Prokofiev est inculpé. Aussitôt après Furet révèle à Esperandieu que celui-ci a menti malgré lui (311-313)

La Ferme aux loups. Bastien découvre des pièces à conviction déterminantes (314-318)

 

Mardi en début de soirée

La Ferme aux loups. En entendant le bruit du tonnerre, Wladimir Prokofiev, veillé par le docteur, est en proie à la panique (319)

L'Echo du jour. Albaric donne ses dernières instructions à Latripe : tout le personnel du journal est réquisitionné pour préparer dans la nuit à venir une édition spéciale. Albaric presse Micky de finir de se préparer. Celle-ci avoue quelque appréhension à se rendre de nouveau à la Ferme aux loups (320-323)

 

Mardi soir : 23 heures 25

La Ferme aux loups. Bastien et Furet mais aussi le juge d'instruction et les hommes de la police judiciaire attendent dans le salon (324-328)

La Ferme aux Loups. Dans la pièce du rez-de-chaussée, Wladimir délire (329)

Dans la forêt. L'orage gronde (330)

La Ferme aux loups. Dans le salon l'attente se poursuit. Affamés, Bastien et Furet jouent à pile ou face une barre de chocolat. Bastien gagne mais partage finalement le chocolat avec Furet (331-333)

Dans la forêt. Une voiture roule dans la nuit (334-336)

La Ferme aux loups. La pendule marque minuit. Albaric et sa fille Micky font irruption dans le salon juste au moment où le juge d'instruction conclut à l'échec des thèses défendues par Bastien (337-345)

La Ferme aux loups. Wladimir Prokofiev est au comble de l'effroi (346)

La Ferme aux loups. La silhouette d'Alexis Boulinoff apparaît à la fenêtre du second étage. Un terrible grognement retentit dehors. Une silhouette entre dans la ferme. La lutte s'engage avec des gendarmes (347-356)

La Ferme aux loups. Wladimir se redresse pour regarder une icône de la Vierge fixée au mur puis s'effondre sans connaissance (357-359)

La Ferme aux loups. Emile Boutru, tenu par plusieurs gendarmes, entre dans le salon. Bastien révèle au juge d'instruction l'identité de celui-ci et entreprend la narration du meurtre du "moujik" par Emile Boutru (flash-back : 367-378) puis celle de la découverte du crime par Wladimir Prokofiev (flash-back : 383-390 puis 398-399). Le juge d'instruction doit reconnaître ses erreurs : Wladimir Prokofiev est innocenté. Surviennent alors les deux employés du musée Grévin qui portent la statue en cire d'Alexis Boulinoff. A la vue de celle-ci Emile Boutru est en proie à une crise de folie. Alors qu'Emile Boutru est traîné hors de la pièce par les gendarmes, Bastien révèle le stratagème qui devait ainsi conduire Emile Boutru à revenir sur les lieux de son crime, persuadé alors de n'avoir pas réussi à tuer Alexis Boulinoff le samedi précédent. Alors qu'Emile Boutru est traîné hors de la pièce, Albaric et Micky viennent féliciter Bastien. Albaric proclame les fiançailles de sa fille Micky avec Bastien, ceci sous le regard stupéfait de Furet. Tous les personnages quittent la pièce excepté le juge d'instruction et Furet. Celui-ci joue à pile ou face s'il doit ou non se réjouir du mariage de Bastien et Micky. Interrogé par Bastien, Furet refuse de regarder la pièce et lui lance un "- Ca va..." et donne la pièce au juge d'instruction (ensemble de la séquence : 360-411)

Générique : "Fin" (412)

 

 

 

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